Les Gaulois vus par...
Les
Gaulois vus par un Grec
« La
race qu’on appelle (gauloise) a la manie de la guerre, elle est
irascible et prompte à en venir aux mains, mais au fond simple et pas méchante. »
Strabon,
Géographie, début du Ier siècle av. J.-C.
In
Bordas, Terres d’Histoire. Histoire Géo Ed. civ. Cycle 3 CE2,
1997
Les
Gaulois vus par Diodore de Sicile, historien grec
« Les
Gaulois sont de haute taille, leur chair est flasque et blanche :
leurs cheveux sont non seulement blonds par nature, mais ils
s’appliquent encore à les éclaircir en les lavant continuellement à
l’eau de chaux […]. Certains se rasent la barbe, d’autres la
laissent pousser modérément. Les nobles tiennent leurs joues nues,
mais portent des moustaches longues et pendantes au point qu’elles
leur couvrent la bouche. Ils se vêtent d’habits étonnants, de
tuniques teintes de toutes les couleurs, et des pantalons qu’ils
appellent braies[…]. »
Diodore
de Sicile, historien grec du Ier siècle av. J.-C.
In
Hachette, A monde ouvert. Histoire. Cycle 3 niveau 2, 1996
Les
Gaulois combattent nus
« Dans
les voyages et les batailles, ils se servent de chars à deux chevaux
portant le conducteur et à côté un combattant debout. Dans leurs
guerres, il s’avancent vers les cavaliers, lancent à leurs
adversaires le javelot et descendent ensuite pour continuer le combat
avec l’épée. Quelques-uns méprisent la mort au point d’entrer
dans la lutte nus, avec un simple caleçon. »
D’après
Diodore de Sicile, un auteur grec du Ier siècle avant J.-C.
In
Istra, Multilivre CE2, 1994.
Les
Gaulois vus par Virgile, poète latin
« D’or
sont leurs cheveux, d’or est leur vêtement […].
Leurs
cous, blancs comme le lait, sont cerclés d’un collier d’or […].
Virgile,
poète latin du Ier siècle av. J.-C.
In
Hachette, A monde ouvert. Histoire. Cycle 3 niveau 2, 1996
Les
Gaulois vus par Jules César
« La
Gaule est divisée en trois parties. L’une est habitée par les
Belges, une autre par les Aquitains, la troisième par ceux qui portent
le nom de Celtes (dans notre langue, celui de Gaulois). Ces peuples
n’ont pas les mêmes coutumes et les mêmes lois. De tous ces peuples,
les Belges sont les plus courageux. »
D’après
Jules César, Guerre des Gaules, 52 av. J.-C.
In
Hatier, Histoire, Cycle 3, 2000
La société gauloise
La
société gauloise
« Dans
toute la Gaule, il y a deux classes d’hommes importantes :
l’une est celle des druides, l’autre celle des chevaliers.
Les
druides s’occupent des affaires religieuses. Un grand nombre de
jeunes viennent auprès d’eux pour s’instruire. Si un meurtre
a été commis, s’il y a une dispute au sujet d’un héritage ou des
limites d’un terrain, ils jugent et fixent les amendes. Les
druides ne vont pas à la guerre et ne paient pas d’impôts.
Les
chevaliers participent tous à la guerre. Chacun, en fonction de
sa richesse, rassemble autour de lui un nombre plus ou moins grand de
compagnons. C’est à cela que l’on reconnaît sa puissance et sa
richesse.
Les
gens du peuple sont presque des esclaves. On ne leur
demande jamais leur avis. Quand ils sont écrasés par leurs dettes ou
par les impôts, ils se mettent au service des nobles.
D’après
Jules César, Guerre des Gaules, 52 av. J.-C.
In
Hatier, Histoire, Cycle 3, 2000
Les
fils et leurs pères
« Les
Gaulois comptent le temps non par les jours mais en fonction de la Lune.
Leur vie est très différente de celle des autres peuples. Par exemple,
ils ne supportent pas de voir leurs enfants en public tant qu’ils ne
sont pas en âge de porter les armes. C’est un déshonneur pour un
fils, tant qu’il est enfant, de se présenter dans un lieu public
devant son père. »
D’après
Jules César, Guerre des Gaules, 52 av. J.-C.
In
Hatier, Histoire, Cycle 3, 2000
Les
druides
Les
druides
« Les
druides s’occupent des choses de la religions, ils président aux
sacrifices ; les jeunes gens viennent en foule s’instruire auprès
d’eux ; on les honore grandement. Ce sont les druides qui
tranchent presque tous les conflits, ce sont eux qui jugent. Les druides
ne vont pas à la guerre et ne paient pas d’impôts comme les autres.
Beaucoup viennent suivre leurs leçons. »
D’après
Jules César, 52 av. J.-C.
In
Hatier, Histoire-Géographie, Cycle 3, CM1, 1997
Les
druides
« (Les
druides) s’occupent des choses divines, président aux sacrifices
publics et privés, règlent les pratiques religieuses. (…) Beaucoup
viennent spontanément suivre leur enseignement.
Là,
ils apprennent par cœur, à ce qu’on dit, un grand nombre de vers :
aussi certains demeurent-ils vingt ans à leur école. Ils estiment que
la religion interdit de confier ces cours à l’écriture. (…)
Ils
cherchent surtout à convaincre que les âmes ne meurent pas mais
passent, après la mort, d’un corps dans un autre. »
César
(100-44 avant J.-C.), Guerre des Gaules (VI, 13-14), traduction
M. Rat, Garnier-Flammarion, 1964.
In
Bordas, Terres d’Histoire. Histoire. Cycle 3 CM, 1997
Les
jeunes guerriers à l’« école des druides »
« Des
druides, il apprend qu’il a une âme, que cette âme est immortelle,
et que la mort est le simple passage d’un corps humain à un autre
corps humain. Il sait bientôt par eux que le monde est une chose
immense, et que l’humanité s’étend au loin, bien en dehors des
terres paternelles et des sentiers de chasse ou de guerre. Enfin, ses maîtres
lui font connaître ce qu’est la nation celtique […]. Ainsi le jeune
homme s’imaginait peu à peu la grandeur du monde, l’éternité de
l’âme, l’unité du nom gaulois […]. »
C.
Jullian, Vercingétorix, 1908.
In
Hachette, A monde ouvert. Histoire. Cycle 3 niveau 2, 1996
Les
dieux des Gaulois vus par un Romain
« Le
dieu que (les Gaulois) honorent le plus est Mercure (…). Ils le
regardent comme l’inventeur de tous les arts, comme le guides
voyageurs, comme le plus capable de faire gagner de l’argent et prospérer
le commerce.
Après lui,
ils adorent Apollon, Mars, Jupiter et Minerve. Ils ont de ces divinités
à peu près la même idée que les autres nations : Apollon chasse
les maladies, Minerve enseigne les métiers, Jupiter commande les
habitants des cieux, Mars gouverne les guerres. »
César
(100-44 avant J.-C.), Guerre des Gaules (VI, 17), traduction M.
Rat, Garnier-Flammarion, 1964.
In
Bordas, Terres d’Histoire. Histoire. Cycle 3 CM, 1997
Les
guerriers gaulois
L’armement
des Gaulois
« Il
se compose « d’une grande épée suspendue au côté droit,
d’un bouclier allongé de grandes dimensions, de longues piques, et
d’une sorte de javelot qui va plus loin que la flèche. Certains
utilisent l’arc ou la fronde. »
Plutarque
In
SEDRAP, A nous le monde ! CE2.
Les
chars bretons
« Voici
comment les Bretons combattent avec leurs chars. Ils commencent par
courir de tous côtés en lançant des flèches et des javelots :
la peur qu’inspirent leurs chevaux et le fracas des roues suffisent en
général à jeter le désordre dans les rangs ; puis ayant pénétré
entre les escadrons, ils sautent à bas de leurs chars et combattent à
pied. Cependant les conducteurs sortent peu à peu de la mêlée et
placent leurs chars de telle manière que si les combattants sont menacés
par le nombre, ils puissent se replier. Ils réunissent ainsi dans les
combats la mobilité du cavalier et la solidité du fantassin ;
leur entraînement et leurs exercices quotidiens leur permettent, quand
leurs chevaux sont lancés au galop sur une pente très raide, de les
tenir en mains, de pouvoir rapidement les mettre à petite allure et les
faire tourner ; ils ont aussi l’habitude de courir sur le timon,
se tenir ferme sur le joug et, de là, rentrer dans leurs chars en un
instant. »
D’après
Jules César, La Guerre des Gaules, Les Belles Lettres, Paris,
1990.
In
Istra, Multilivre CM1, 1996.
L'économie
de la Gaule
L’élevage
et le commerce
« Presque
tous les Gaulois couchent sur la dure et prennent leur repas assis sur
la paille. Ils se nourrissent de lait, de viandes diverses, mais surtout
de porc, frais ou salé. Les porcs, élevés dehors, acquièrent une
taille, une vigueur et une vitesse si grandes qu’il y a danger à
s’en approcher quand on n’est pas connu. La grande quantité de bétail,
surtout de moutons et de porcs, qu’ils possèdent explique comment ils
peuvent approvisionner si abondamment […] de salaisons non seulement
Rome, mais la plupart des autres marchés de l’Italie. »
Strabon,
un géographe grec, 58 av. J.-C. / 21 ap. J.-C.
In
Hachette, A monde ouvert. Histoire. Cycle 3 niveau 2, 1996
La
moissonneuse
« Dans
les vastes domaines des Gaules, une énorme caisse garnie de dents est
conduite sur deux roues à travers les moissons par un bœuf qui la
pousse devant lui, les épis arrachés par les dents tombant à mesure
dans le coffre. »
Pline,
Histoire naturelle.
In
SEDRAP, A nous le monde ! CE2.
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