La
fondation légendaire de Rome.
« Romulus
voulait fonder la ville sur la colline du Palatin, tandis que Rémus préférait
l’Aventin. Ils discutèrent et en vinrent aux mains. Les colères dégénérèrent
en luttes meurtrières. Dans la bagarre, Rémus tomba, frappé à mort.
Romulus resta donc seul maître. Après sa fondation, la ville prit le
nom de son fondateur. » D’après
Tite-Live, Histoire romaine, Ier siècle av. J.-C. In
Hatier, Histoire, Cycle 3, 2000 La
fondation de Rome
Alors
qu’elle était destinée à être prêtresse, une jeune femme met au
monde des jumeaux. Ils sont jetés dans le Tibre. « Le
berceau où Romulus et Rémus étaient exposés commença par flotter ;
puis les eaux baissant le laissèrent à sec ; une louve, attirée
par les cris des enfants, les nourrit… Telles furent leur naissance et
leur enfance. (Plus
tard), ils conçurent le désir de fonder une ville à l’endroit où
ils avaient été abandonnés. (A la suite d’une querelle), Romulus,
irrité, aurait tué son frère. Il resta seul maître du pouvoir et
fonda Rome. » Tite-Live (64 av. J.-C.
– 10 apr. J.-C.), Histoire romaine, Livre 1. In
Nathan, Gulliver. Histoire. Cycle 3, 1997 Conseils
de Caton (234 – 149 av. J.-C.), homme politique romain, à son
intendant « En
cas de mauvais temps, si des esclaves sont malades, il faut économiser
sur la nourriture, vendre l’huile si le prix est élevé, le blé et
le vin, les bœufs qui vieillissent, la laine, les peaux, un vieux
chariot, les vieux outils, l’esclave âgé : bref, tout ce qui ne
sert plus. » in
SEDRAP, A nous le monde !, CM2. Témoignage
d’un Grec rallié « Le
monde entier est en fête. Il a abandonné son équipement de guerre
pour se livrer à la joie de vivre. Pas d’autres rivalités entre cités
que celle de devenir la plus riche en gymnases, fontaines, portiques,
temples, ateliers, écoles… Le monde souhaite que l’autorité
romaine dure éternellement… Vous
[les Romains] êtes allés sur toute la terre qui vous est soumise, et là
vous avez examiné ceux qui s’acquitteraient de cette contribution [défendre
l’Empire] et quand vous les avez trouvés… vous leur avez donné
votre droit de cité… Les faisant citoyens, vous les avez fait
soldats, de telle sorte que les habitants de la Ville [de Rome] ne font
pas de service militaire et que ceux qui le font sont devenus du même
jour les citoyens et la garnison [de Rome]. Aelius
Aristide, Eloge de Rome. In
SEDRAP, A nous le monde !, CM2. Le port de
Rome
« Ici,
les navires marchands apportent de nombreux produits de toutes régions,
en toute saison (… et Rome) apparaît comme le marché du monde
entier. On
peut voir en grand nombre des cargaisons d’Inde et même d’Arabie,
des tissus de Babylone et des bijoux barbares (…). (Les
fermes de Rome) sont l’Egypte, la Sicile et la partie civilisée de
l’Afrique. Arrivées et départs par mer ne cessent jamais. » Aelius
Aristide (129 – vers 189 ap. J.-C.), Eloge de Rome. In
Bordas, Terres d’Histoire. Histoire. Cycle 3 CM, 1997. Les
embarras de Rome « Le
flot qui me précède fait obstacle à ma hâte ; la foule pressée
qui me suit me comprime les reins… L’un me heurte du coude,
l’autre avec une planche… Mes jambes se couvrent d’une boue
grasse. Voilà un soldat qui pose son gros pied sur mon orteil :
j’en retire un clou que sa botte y a laissé… Considère également
les dangers de la nuit… Combien de fois des vases fêlés tombent des
fenêtres. Tout ce que tu peux désirer, c’est que les fenêtres se
contentent de t’inonder du contenu de leurs pots. Et tu n’es pas au
bout de tes peines ; il ne manquera pas de gens pour te dépouiller
une fois les maisons closes, quand partout les boutiques font silence,
volets fermés, chaînes de sûreté en place. Il arrive aussi que
surgisse un bandit, qui joue du couteau. » Juvénal,
Satire III. In
SEDRAP, A nous le monde !, CM2. Les
Romains et l’enseignement « Nos
chers Gaulois méritent que leurs enfants reçoivent un bon
enseignement. Aussi nous te nommons à la tête de l’école d’Autun
où tu vas enseigner l’art de l’éloquence et apprendre aux jeunes
le goût d’une vie meilleure. Afin que tu saches bien que nous
reconnaissons tes immenses mérites, nous voulons que l’administration
te paye un salaire de 600 000 sesterces[1]. » D’après
Eumène, qui recopie une lettre de l’empereur (IVè siècle après
J.-C.). In
SEDRAP, A nous le monde !, CM2. [1] Sesterce : équivalent d’un franc d’aujourd’hui. |
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