MOYEN AGE - CHÂTEAUX FORTS
LA CONSTRUCTION DES CHÂTEAUX Une
motte fortifiée au début du XIIè siècle « C’est
l’habitude des hommes les plus riches et les plus nobles de la région
(…) de faire en amoncelant de la terre, une motte aussi élevée
qu’ils en sont capables ; de creuser tout autour une fosse (…) ;
de fortifier cette motte (…) par une palissade de planches très
solidement assemblées en guise de murailles ; de garnir le
pourtour (…) de tours ; (…) au centre, d’édifier une maison
ou plutôt une forteresse qui domine l’ensemble, et (dont la porte
d’entrée) ne soit accessible que par un mont (qui enjambe le fossé). » Gauthier,
Vie de Jean, évêque de Thérouanne (Pas-de-Calais), XIIè siècle. In
Bordas, Terres d’Histoire. Histoire. Cycle 3 CM, 1997 La
construction des châteaux forts « Dans
ce pays, les hommes les plus riches et les plus nobles ont coutume de
consacrer la plus grande partie de leur temps à provoquer des conflits
et à commettre des meurtres. Aussi ont-ils pris l’habitude, afin d’être
mieux protégés de leurs ennemis, d’élever une motte de terre de la
plus grande hauteur possible, de creuser autour un fossé largement
ouvert et d’une grande profondeur, de fortifier cette motte, de
disposer des tours sur le pourtour, de bâtir à l’intérieur une
maison ou une citadelle qui domine l’ensemble. » D’après
Fautier de Thérouanne, XIIè siècle. In Hatier, Histoire. Cycle 3, 2000 DESCRIPTION
DE CHÂTEAUX Le
château d’Ardres (Pas-de-Calais), construit vers 1120 « Arnould,
seigneur d’Ardres, (…) fit construire une demeure de bois. (…) Au
premier niveau, se trouvaient les celliers et les greniers. Au
second niveau étaient les locaux d’habitation et c’est là que se
retrouvait la maisonnée (…) ; puis venait la grande chambre où
dormaient le sire et son épouse ; à côté de celle-ci, une pièce
fermée servait de chambre, ou de dortoir, aux servantes et aux petits
enfants. A
ce niveau se trouvaient aussi, touchant la demeure, les bâtiments de la
cuisine. Ils comprenaient deux niveaux. Au
niveau inférieur étaient logés les porcs (…) et toute la volaille
en état d’être tuée et mangée (…). A
l’étage supérieur de la demeure, on avait installé des chambres
(pour les fils et les filles du seigneur) ; ailleurs couchaient les
guetteurs (…) et les gardes (…). » Lambert,
curé d’Ardres, Histoire des comtes de Guines, XIIIè siècle. In
Bordas, Terres d’Histoire. Histoire. Cycle 3 CM, 1997 |
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