Vercingétorix de
Jacques Dorfmann |
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Pauvre Vercingétorix ! Le film, pas notre héros
national... Sacré "bide du siècle" par Télérama, "nanard
de l'année" par France-Inter, c'est être bien certain que
d'autres catastrophes cinématographiques ne vont pas nous tomber sur la
tête ! En fait, sans avoir l'efficacité de Gladiator, sans
l'énergie de la Jeanne d'Arc de Luc Besson, le film de Jacques
Dorfmann n'est pas inintéressant pour qui veut revenir sur les pas de
nos ancêtres les Gaulois. Pour qui veut découvrir des traits
habituellement cachés du mythe créé par Napoléon III d'abord, puis par nos grands Républicains
pour les écoles de Jules Ferry...
Les premières images nous emmènent à
Gergovie, en -60 avant J.-C., où l'enfant Vercingétorix est témoin de
l'assassinat de son père, Celtillos, roi déchu par les aristocrates de son
peuple, mais qui était prêt à ceindre de nouveau la couronne royale
pour se dresser contre César. La révolte des peuples gaulois contre le
général romain, en - 52, permettra au jeune Vercingétorix de prendre leur
commandement, mais avant tout, de rétablir la royauté parmi les
Arvernes...
Vercingétorix,
digne dans la défaite, vient caracoler jusqu'à la tente de César
avant de remettre ses armes. Une version favorable à l'orgueil national
depuis la III° République qu'on trouve dans Plutarque, qui écrit 150
ans après les événements. César, lui, raconte tout autre chose : "César
ordonne d'amener les chefs. Lui-même prend place sur le retranchement,
devant son camp. On lui livre Vercingétorix, on jette les armes à ses
pieds". |
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Bibliographie :
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