III) Un espace politique de plus en plus fragmenté Charlemagne (768-814) est le petit-fils de Charles Martel,
le fils de Pépin : il hérite d'un royaume étendu
à la Germanie qu'il agrandit encore par des campagnes
militaires incessantes, appuyées sur une cavalerie équipée.
De nouveaux territoires germains sont conquis, et ouverts à
l'évangélisation (notamment celle des Saxons).
A la tête d'un ensemble de territoires
d'un million de km2, étendus jusqu'au Danube, Charlemagne
veut restaurer l'administration et l'État. Charlemagne encourage la vassalité Enfin, Charlemagne accentue la hiérarchie des dépendances. Il encourage le processus de vassalité, c'est à dire le serment privé de l'hommage rendu à l'empereur par ses vassaux (cavaliers de l'armée, ducs, comtes, évêques, abbés, responsables de l'administration) qui reçoivent en retour des bénéfices (terres, argent, pendant le temps de leur engagement au service de l'empereur). Charlemagne exige aussi de tous les hommes libres un serment public de fidélité, gage de cohésion de cet immense Empire aux peuples, aux langues et aux coutumes multiples. L'activité militaire, la conquête qui précède l'évangélisation, déterminent les hiérarchies sociales et financent l'économie. Ainsi la cavalerie, qui détient seule l'épée et son baudrier, domine la masse des hommes libres du populus, équipé d'armes moins nobles (les esclaves sont totalement exclus des campagnes militaires, chaque printemps). Les profits du pillage permettent d'honorer les morts, les saints et Dieu, et magnifient le luxe et les fêtes des puissants qui encadrent la société. |
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