Contenus Outils Programmations Histoire de France Démarches Liens

 

 

 

 

 

 

 

 

La Renaissance

 

 

 

Léonard de Vinci

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

François Ier

 

 

 

 

Les châteaux de la Loire

 

 

 II) L'invention de valeurs universelles :
de l'humanisme aux Lumières

C'est par un apparent paradoxe que cette conquête du monde par les Européens intervient au moment-même où intellectuels et artistes inventent la Renaissance, avec ses idéaux de beauté, de retour à la culture antique et de glorification de l'Homme. Mais à l'époque, il ne peut s'agir que d'un Homme chrétien, donc européen. 
En pleine Renaissance, le pape Alexandre VI autorise la colonisation du Nouveau Monde à condition que les indigènes soient convertis au catholicisme. D'où la question préalable, la fameuse "controverse de Valladolid " : les Indiens ont-ils une âme ?

A) Au XVI° siècle, l'humanisme de la Renaissance...

Tout au long du XV° siècle, la vitalité des cités marchandes italiennes permet aux grands négociants et banquiers de concurrencer politiquement et socialement le pouvoir de la noblesse. C'est ainsi que la famille bourgeoise des Médicis parvient à dominer Florence. 
Pour asseoir son prestige, cette haute bourgeoisie tente de s'anoblir, par le rachat de terres nobles, l'exercice du pouvoir, mais aussi en s'entourant d'artistes et d'écrivains chargés de proclamer la grandeur de leurs mécènes princiers. 


Le Beau, c'est le Bien

Autodidactes ou formés dans des ateliers qui pour la première fois échappent à l'emprise de l'Église, des peintres comme Boticelli ou Léonard de Vinci, des sculpteurs comme Donatello (qui réintroduit le nu dans l'art occidental), des architectes comme Alberti ou Bramante inventent un Beau idéal, auquel prennent part Dieu, l'esthétique, avec le modèle de l'Antiquité, et les mathématiques, avec le respect de la perspective et des proportions.

Rabelais

Tableau de Rabelais, en 1537

Sandro Botticelli, L'Adoration des mages, 1478/1482
Au centre d'un X formé par les lignes directrices du tableau, l'enfant Jésus apparaît dans un décor de ruinesh, rappelant la vieille légende de la destruction des temples païens par un tremblement de terre, au moment de sa naissance. Botticelli a pu peindre ce tableau au moment où il travaillait à Rome dans la Chapelle Sixtine. 
(Site de la National Gallery of Arts de Washington)

Dans le même temps où les artistes signent leurs œuvres et sortent de l'anonymat de l'atelier, des écrivains humanistes comme Érasme, puis Rabelais célèbrent la dignité de l'homme, placé au centre de l'univers : par la connaissance, l'étude des textes antiques (l'Occident redécouvre alors le grec) que l'imprimerie permet de multiplier, le recours à la raison, l'homme peut échapper aux superstitions et à l'obscurantisme, surmonter intolérance et conflits guerriers. 
A force d'étude et de réflexion, il se rend capable de progrès, jusqu'à devenir cet homme nouveau apte à reconnaître le Bien, le Vrai, dans le Beau.

François 1er

François 1er, par Jean Clouet

François Ier, un mécène de la Renaissance

Dans le royaume de France, François ler (1515-1547) encourage la Renaissance, avec sa sœur Marguerite de Navarre : il s'entoure d'artistes italiens comme Léonard de Vinci, confie au Rosso la décoration du château de Fontainebleau, favorise l'éclosion d'un art renaissant français dans l'édification des châteaux de la Loire (Chenonceaux, Chambord), des Tuileries à Paris (Philibert Delorme, Jean Bullant) ou la reconstruction du palais royal du Louvre (Pierre Lescot).

Chenonceaux 

Le château de Chenonceaux

En outre, François ler fonde le Collège des lecteurs royaux, ancêtre du Collège de France, où de grands savants humanistes enseignent la philologie, le grec, l'hébreu, les sciences.
Pourtant, cette confiance humaniste faite en l'homme interdit de voir en l'Indien, en l'Africain un semblable, comme bientôt, sous le même règne du roi-mécène, il devient impossible aux catholiques de reconnaître un frère dans le protestant.